petit traité sur la production de semences

 Comment sélectionner les souches les mieux adaptées à son jardin?

La production de semences potagères à l’échelle familiale peut répondre à différents objectifs. Ce peut être pour perpétuer une variété rare ou intéressante car ayant donné de bons résultats de culture (rusticité, précocité de récolte, résistance à la montaison pour les salades, résistance à certains insectes ou maladies...). Cela s'appelle la gestion holistique de la semence.

Pour des passionnés qui possèdent une certaine expérience, cela peut aboutir à la création de variétés nouvelles (combien de variétés anciennes et même récentes sont attitrées du nom de son inventeur !). Pour d’autres, la motivation peut être liée à un souci d’économie, d’autonomie,de qualité de goût ou de nutrition...

Produire ses propres semences de légumes, de fleurs, requiert un certain savoir-faire, qui demande de comprendre certains mécanismes biologiques propres à la reproduction des végétaux.

Ces mécanismes ne sont pas toujours évidents à comprendre. Les jardiniers ont souvent constaté ce phénomène lorsque par exemple des graines récoltées sur des fleurs jaunes, donnent naissance en seconde génération à des fleurs de coloris différents.

Ce savoir-faire s’est longtemps transmis à travers les générations, ce qui a permis de créer, d’enrichir et de transmettre un patrimoine variétal considérable.

L’objet du guide ci-dessous est de comprendre quels sont les mécanismes biologiques propres à la reproduction des végétaux afin d’en tirer les conséquences pratiques lorsque l’on souhaite produire à petite échelle des semences potagères issues de son jardin.

QUELQUES RAPPELS SUR LA REPRODUCTION DES VÉGÉTAUX

La fécondation des phanérogames (les plantes à graines) et ses conséquences pratiques

On distingue deux types de fécondations :

L'autogamie : dans ce cas, le pollen et l’ovule viennent de la même fleur, c'est-à-dire d’un seul et même individu du point de vue génétique. Si le pollen et l’ovule sont de la même fleur, on parle alors d’auto-pollinisation. Les végétaux qui utilisent ce mode de fécondation reproduisent fidèlement d’une génération à l’autre les caractères parentaux. La variabilité des caractères observés sur les descendants résulte uniquement de la variabilité génétique qui existe au sein même de la souche. Pour ce type de végétaux, on peut donc aisément arriver à perpétuer les caractères de la variété.

L’allogamie : le pollen qui féconde l’ovule provient d’une fleur d’un autre individu distinct génétiquement. On parle alors de fécondation croisée. Chez ces végétaux, les descendants ont alors des caractères tout autres des parents dont ils sont issus.

                            

                        Plantes autogames

                                 

                         Plantes allogames


Certains arbres fruitiers (abricotier, citronnier, pêcher)

 

Les céréales (sauf maïs et seigle)

 

Les légumineuses à graines (pois, haricot, fève, lentille, lupin, soja...)

 

Pavot

 

Les solanacées (tomate, pomme de terre, poivron, aubergine)

 

Certaines salades (laitue)


Certains arbres fruitiers (cerisier, poirier, pommier, prunier, vigne)


Certaines graminées fourragères (maïs et seigle)

Certaines légumineuses fourragères (luzerne, trèfle...)


Quasiment toutes :

les alliacées (ail, poireau, oignon, échalote, ciboule, ciboulette)

les apiacées (céleri, carotte, panais, aneth, carvi, fenouil...)

les astéracées (artichaut, chicorée, salsifi...)

les brassicacées (chou, navet, radis)

les chénopodiacées (épinard, tétragone, cresson...)

les cucurbitacées (courge, courgette, melon, pastèque...)

les lamiacées (crosne, menthe, origan, marjolaine, thym, mélisse...)

 

Les variétés hybrides

D’apparition plus récente, les hybrides ont été créés dans le but de produire des végétaux à croissance plus vigoureuse, à production plus élevée et plus homogène.

Les semences d’hybrides (on parle souvent de F1) sont le résultat d'un croisement entre deux variétés d'une même espèce, sélectionnées sur plusieurs générations pour certains traits caractéristiques. Il n'est pas recommandé de récolter les semences produites par les hybrides F1 car elles ne reproduiront pas fidèlement les traits de leurs parents. On dit que ces semences (F2, c'est-à-dire de deuxième génération) sont instables et certaines sont stériles ou dégénératives.

Les semences OGM gardent les mêmes caractéristiques que les hybrides F1 et F2, mais en plus leur ADN a été changé. Responsabilité énorme de culture en pleins champs, car elles pollinisent les souches anciennes de façon irrévocable (c'est une forme d'érosion génétique).

 

La production de semences

Pour conserver les caractères propres d’une variété, il importe de pratiquer une sélection des individus que l’on veut multiplier. En effet, si on se contente de récolter les semences sur n’importe quelle plante, on risque fort d’obtenir un résultat décevant.

Les caractères variétaux propres à chaque variété ne sont pas fixés de manière immuable. Plusieurs facteurs tels que la nature du sol, les conditions climatiques et les techniques appliquées à la culture peuvent également contribuer à modifier ces caractères.

L’objectif premier du jardinier est donc de conserver les caractères qui lui confèrent ses qualités et d’empêcher que la variété ne dégénère.

 

Les critères de sélections

Pour obtenir de bons résultats, il faut sélectionner les porte-graines (plantes sur lesquelles on va récolter les semences). Les principaux critères sur lesquels vont s’opérer la sélection sont les suivants :

La germination : on recherche à cultiver des individus à levée rapide. On peut alors dès les semis, conserver seulement ceux ayant répondu fidèlement à ce critère ou marquer (avec un fil de laine par exemple) les individus ayant levé les plus rapidement. La croissance : il faut observer attentivement la pousse des végétaux : les plants chétifs, montrant des signes de maladies, les plants malformés... seront à éliminer.

Ce critère influence la régularité dans la croissance du végétal et donc la précocité de la période de maturité. La floraison (pour les plantes ornementales) : en fonction de son choix personnel, on peut privilégier des plantes pourvues de grosses, ou au contraire de petites fleurs avec des coloris de son choix. Dans ce cas, seule une sélection rigoureuse dans le temps peut permettre d’atteindre l’objectif souhaité.

La fructification : on peut opérer une sélection sur la taille des fruits (petits, moyens, gros calibres), sur leur saveur (sucrée, acidulée, douce, amère,...) ou sur le nombre de graines dans le fruit.

La montaison :

- chez les salades on recherchera les plants qui restent au stade pommaison le plus longtemps

La résistance :

- à certaines conditions climatiques : résistance à la sécheresse, aux gelées

- à certaines maladies (mildiou, oïdium,...)

- à certains parasites (pucerons, chenilles défoliatrices,...).

La récolte :

- sur le rendement (en quantité de légumes ou fruits produits)

- sur la forme : de la racine (longue, courte, forme particulière...), du fruit, de la pommaison (chez les salades)

- sur la couleur

- la saveur et le goût

- la consistance, la teneur en eau

- l’aptitude à la conservation (pour les légumes tels que les pommes de terre, les carottes, les aulx, les échalotes,...).

 

Culture des porte-graines

Les différentes espèces de plantes possèdent chacune leur propre rythme biologique.

On distingue :

Les plantes annuelles :  germination, croissance et fructification se déroulent sur une année. En général sur une période allant du printemps à l’automne. On récolte donc les semences à la fin du cycle végétatif du végétal.

Les plantes bisannuelles : la première année, le végétal produit uniquement feuillage et racine.La fructification se produit l'année suivante. Ces deux cycles végétatifs sont séparés par une période hivernale. Le climat pyrénéen en hiver étant particulièrement rigoureux, il faut donc protéger la plante des rigueurs hivernales : soit en la couvrant avec des feuilles (chou, céleri,...), des branches, des bâches... soit en la rentrant sous un abri (ail, oignon,...), soit en la stockant en silo (carotte, navet, chou,...).

Les plantes vivaces : leur durée de vie s’étend sur plusieurs années. En général, la production de graines se fait à partir de la deuxième année, voir plus tard (pour les arbres notamment).

Les premiers travaux de culture sont les mêmes que pour une culture normale : semis, plantation, arrosage, entretien, taille... . On veillera toutefois à pratiquer des plantations plus espacées afin de permettre aux plantes de fleurir plus aisément.

En général, les porte-graines sont tuteurés pour éviter la verse des hampes florales.

Il faut aussi veiller à protéger les graines, notamment des oiseaux qui apprécient particulièrement certaines espèces (radis, mâches,...). L’utilisation de filets est donc recommandée.

Pour les plantes allogames, les risques d’hybridation étant élevés, il faut isoler les portes-graines. Pour cela deux méthodes existent :

En l’absence de plante de la même espèce (sauvage ou cultivée), on peut les laisser en place (attention toutefois au vent et aux insectes qui peuvent acheminer le pollen sur de longues distances).

La méthode la plus sûre consiste à placer des voiles spéciaux qui ne laissent pas passer les pollens. Le voile pour être efficace doit emballer complètement la plante (du sol jusqu’à la cime). Il faut les installer juste avant l’apparition des premières fleurs.

 

Récolte et conservation des semences

Le changement de couleur des graines qui passent du vert au beige, puis au brun, indique l’arrivée des semences à maturité. Lorsque les graines se détachent du porte-graine, il est temps de les récolter. Récoltées trop tôt, les semences n’ont pas emmagasiné les réserves nécessaires à leur conservation. Récoltées trop tard, on risque fort de retrouver la récolte éparpillée au sol !

 

Chez les fruits charnus (melon, courge...), on récolte les fruits au fur-et-à mesure de leur arrivée à complète maturation.

 

Le séchage

Le séchage doit se faire dans un endroit ombragé, à l’abri de l’humidité et doit être progressif.

Pour les plantes à inflorescence : on attache les inflorescences en bouquets et on les suspend dans un sac en papier ou en tissu, par exemple dans un grenier. Lorsque les tiges et les feuilles deviennent cassantes au toucher, il est temps d’extraire les semences.

Pour les plantes à fruits charnus : on attend que les fruits montrent des signes de maturité complète (flétrissement, ramollissement des chairs) pour extraire les graines et les sécher.

Le cas particulier des semences de tomates :

Pour les tomates, on conseille de récolter la pulpe du fruit que l’on met dans un bocal avec de l'eau.

On place le tout dans un endroit chaud. Au bout de quelques jours, la pulpe fermente (l’acidité produite au cours de la fermentation détruit d’éventuelles maladies...) et il se forme souvent une moisissure blanche à la surface de celle-ci.

On récupère le tout dans une passoire et on lave les graines à grande eau avant de les mettre à sécher.

 

L’extraction des semences

Si extraire et trier les graines des gousses de haricots est une opération aisée, il n’en n’est pas forcément de même pour toutes les plantes. Pour des semences de petite taille, dans la mesure du possible, il faut essayer de récolter le moins possible de déchets.

Les trois principales techniques d’extraction sont :

L’extraction manuelle : au-dessus d’un récipient, on frotte les inflorescences entre les mains (pour les peaux sensibles, il vaut mieux se munir de gants).

L’extraction par battage : se pratique pour les plantes à gousses. On place les gousses dans un sac solide et à l’aide d’un battoir (planchette en bois...), on bat le sac.

L’extraction au tamis : on frotte les inflorescences sur des tamis de différentes mailles.

Après les opérations d’extraction, il faut nettoyer les semences en les séparant des impuretés (restes de feuilles et de tiges). Cette opération peut se faire de trois manières différentes :

Le tri sur table (pour les grosses graines) : on dispose le tout sur une table et on trie manuellement.

Le tri à l’assiette (pour de petites quantités de graines) : dans une assiette creuse, on dispose une petite quantité du mélange à trier. Par un mouvement de rotation de l’assiette, on fait en sorte que les déchets (plus légers) se retrouvent en surface. On les retire ensuite soit manuellement, soit en soufflant légèrement. L'opération est à renouveler plusieurs fois.

Le tri au tamis (pour des quantités importantes de graines) : le mode opératoire est le même que pour la technique citée précédemment.

 

Le stockage des semences

Avant de stocker les graines, il faut s’assurer que celles-ci soient parfaitement sèches.

Un test simple consiste à mordre dans les graines. Les graines correctement séchées "croquent" sous la dent et pour celles qui sont molles, il faut continuer le séchage.

Les récipients de stockage peuvent être de nature très diverse : des enveloppes papiers, des sacs de toile,...

Eviter de stocker les semences dans des meubles réalisés en panneaux de particules. En effet, les colles utilisées comme liant pour la réalisation de ces panneaux ont un effet inhibiteur sur la germination !

Le lieu de stockage doit être un endroit frais et sec, à température constante. Il faut veiller à ce que les rongeurs n’y aient pas accès !

Il se peut que certaines graines soient aussi la proie d’insectes (charançons, mites...).

Pour éviter ce risque, on peut opérer de manières suivantes :

- avant le stockage, laisser séjourner les semences 15 jours au congélateur dans une boîte totalement hermétique.

- ajouter dans les sachets de semences des substances répulsives ou/et insecticides (cendre de bois, poudres de plantes insecticides: absinthe, tanaisie...).

La durée germinative maximale en année des semences : elle correspond à la période durant laquelle une graine reste capable de germer.

Définitions de ce que vous devez savoir pour bien comprendre la reproduction :


Autogamie : mode de reproduction sexuée où la fécondation s'effectue entre le pollen et l'ovule d'une même fleur.

Allogamie : mode de reproduction sexuée où la fécondation s'effectue entre le pollen et l'ovule d'une fleur différente.

Entomophile : faculté d'une plante où le pollen peut être transporté par les insectes.

Anémophile : faculté d'une plante où le pollen peut être transporté par le vent.

Annuelle : plante dont le cycle végétatif se déroule sur une année.

Bisannuelle : plante dont le cycle végétatif se déroule sur deux ans.

Vivace : plante dont le cycle végétatif se déroule sur plus de deux années.

Déhiscence : caractéristique d'un fruit s'ouvrant de lui-même pour libérer la graine.

Voile insect-proof (ou voile « biotrip ») : voile à maille très fine empêchant tous les insectes pollinisateurs de passer.


Production de semences par espèces


Courges

Les courges sont des plantes allogames entomophiles (c'est-à-dire avec des fleurs mâles et femelles séparées). Il existe 5 espèces cultivées :

- Cucurbita maxima : potimaron, jaune de Paris

- Curcurbita moschata : musquée de provence, pleine de Naples, longue de Nice. Ces variétés ont besoin de chaleur et sont tardives.

- Cucurbita pepo : courgette, pâtisson, ronde de Nice, courge spaghetti

- Cucurbita ficifolia : courge ayant peu d'intérêt au jardin, sauf pour alimenter les bêtes (cochons, poules)

- Cucurbita argyrosperma : cette espèce se croise avec toutes les autres courges, c'est la striped green cushaw très savoureuse.

Pour résumer la maxima, moschata et pepo ne se croisent pas. On peut donc les avoir en même temps dans le jardin sans aucun croisement à condition bien sûr d'être suffisamment loin d'un jardin voisin ! En revanche l'argyrosperma se croise avec toutes les autres.

Entre deux variétés ( deux pepo par exemple), il faut laisser entre 1 à 1,5 km pour éviter tous croisements.

A quel moment ramasse t'on les graines?

Pour les courges, on extrait les graines quand celles-ci sont bonnes à manger. Pour les courgettes, il faut attendre que le fruit soit mûr, c'est-à-dire avec une peau dure, une chair fibreuse et les semences libres à l'intérieur.

Les courges se conservent dans un lieu sec, à température minimum de 15°C et à la lumière.


Laitues

On considère 4 types au sein de lactuca sativa :

- Lactuca sativa capitata : laitues pommées (laitues batavia et laitues beaure)

- Lactuca sativa longifolia : laitues romaines

-Lactuca sativa crispa : laitues à couper

- Lactuca sativa angustana : laitues asperges

Ici les fleurs sont parfaites et autofécondes, mais malgré cela il  y a un risque de croisement possible. Il faut donc soit ne faire monter qu'une variété en graine ou autrement les protéger d'un voile anti-insecte "biotrip".

Pour la montée en graines des capitata, il est nécessaire de faire une légère incision sur les pommes (comme pour les choux) afin que le porte graines puisse sortir aisement.


Tomate (solanacées)

Première remarque : on commence toujours trop tôt !

Des semis vers le mi-mars/début mai c'est pas mal ! Mettre dans une caissette un bon terreau non pathogène. Semer les graines tous les 2 cm, puis on recouvre de 5mm de joli terreau. On tasse et on humidifie légèrement.

Attention: on arrose souvent trop!!!

Il faut éviter de mettre les caissettes sur un radiateur car les plantes filent et se couchent....

Dès que les plants sortent de terre, les mettre dehors (vers 12-14°C, un mur exposé plein sud est idéal) et les rentrer le soir. On repique ensuite en godet en respectant la même règle : on les sort la journée si possible et on les rentre le soir.

Pour les piments, aubergines, poivrons, il faut une pièce de 20°C au minimum baignée de soleil. Ce sont des cultures difficiles !

Récolte de semences :

Les solanacées sont des plantes autogames mais leur reproduction par les insectes est parfois possible d'autant plus chez les poivrons et les aubergines, car les fleurs sont plus grandes que celles des tomates. Il faut donc protéger les plants des intrusions possibles.

Deux méthodes de protection : mettre un filet insect-proof en forme de préservatif sur l'ensemble du plant pour être sûr de la pureté variétale mais bien sûr toujours avant que le bouquet floral apparaisse.

Ramasser plusieurs fruits d'une même variété (6 fruits semblent suffisants) mais sur plusieurs pieds différents pour garder un potentiel génétique. Prendre les fruits bien mûrs (la tomate doit être molle au toucher).

Pour faire de la graine de tomate, on la coupe en deux et on extrait le jus avec les pépins dans un récipient. On y ajoute autant d'eau que de jus. On laisse fermé le tout 3 à 5 jours selon la température en donnant un coup de fourchette une fois par jour. Il suffit après de les laver avec une passoire et les remettre toutes dans de l'eau claire (les graines qui flottent sont mauvaises, elles sont vides). Celle qui sont au fond sont à faire sécher sur un torchon en tissu à l'abri de la lumière pendant 2 à 3 semaines. Il ne reste plus qu'à les conserver pour les jardins suivants.

Pour le poivron, il n'y a juste qu'à l'égrainer avec le doigt après ouverture du fruit.

Pour l'aubergine, attendre qu'elle soit jaune et flétrie pour extraire la graine.


Les haricots (Fabacées)

C'est une plante autogame mais quand il fait chaud leurs fleurs s'ouvrent et les insectes pollinisateurs peuvent créer des croisements. Donc il faut mieux ne pas mettre plusieurs types de haricots si on veut récuper la semence.

La récolte se fait quand les gousses sont bien sèches et qu'elles sont de couleur brun clair. Il faut récolter les plus belles gousses pour faire sa gestion holistique. Il est conseillé ensuite de les congeler 2 semaines pour tuer les charançons.

Pour les petits pois et les fèves ont constate rarement d'hybridation, car au moment de leur culture il y a peu d'insectes pollinisateurs au jardin.

Nous continuerons à développer cette page par la suite, merci de votre soutient !



Pour plus d'information voir le livre « Produire ses semences, vous produisez vos semences, il produit nos semences » de Stéphane ARSAC et Bruno DULIBINE avec la participation de Raoul JACQUIN paysan dans l'Aude.